La peste
Albert Camus
Gallimard
1947
J’ai longuement réfléchi à l’auteur qui m’a marqué le plus et me suis arrêté sur Camus. Dans « La peste » c’est le personnage de Joseph Grand qui retient mon attention. C’est un bureaucrate terne dont on pense qu’il va mourir et qui s’en sort. On découvre aussi qu’il écrit un livre mais reste bloqué sur la première phrase : « Par une belle matinée du mois de mai, une élégante amazone parcourait, sur une superbe jument alezane, les allées fleuries du Bois de Boulogne ». Ce syndrome de la première phrase me fait penser à deux écrivains majeurs : Flaubert au sujet duquel j’ai appris qu’il pouvait passer une journée sur une phrase et Elie Wiesel, que j’ai eu la chance de connaître, et qui m’expliqua sa façon d’écrire : un premier manuscrit de 1000 pages environ, et un second… qu’il met de côté jusqu’au manuscrit final. Il y a du Joseph Grand chez Flaubert et Elie Wiesel.
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