La Maison du Bosphore
Pinar Selek
Liana Levi
2013
Pinar Selek est une militante turque, antimilitariste, féministe, condamnée à la prison a perpétuité à quatre reprises dans son pays, et qui, j’en suis particulièrement heureux, a obtenu la nationalité française, il y a quelques semaines. C’est quelqu’un qui a peu écrit. J’avais dédié mon film
Une histoire de fou, sur le génocide arménien, à mes camarades turcs, en l’honneur de nos combats communs. Pinar Selek, est pour moi l’incarnation de ces camarades turcs.
La Maison du Bosphore, c’est un récit voilé sur ce qu’ont été les militants des années 90, sur des jeunes qui rêvent que la Turquie devienne un pays démocratique. Il y en a qui partent dans la clandestinité, certains sont plus radicaux que d’autres, on suit leur évolution au long d’une décennie. Cette maison du Bosphore, c’est un endroit où tout se passe bien, dont on rêve tous. Comme dans le film d’Arthur Penn
Alice’s Restaurant auquel le livre me fait penser. C’est très beau. C’est aussi un hommage à tous les jeunes Turcs d’aujourd’hui qui ont beaucoup de mal à se battre et qu’il faut absolument accompagner.
Cette oeuvre est présente dans :