Si le vélo est un excellent moyen de redécouvrir le monde, il semble qu’il soit aussi un moyen de se redécouvrir soi-même. De remettre en cause non seulement ses moyens de transport, mais aussi une partie non négligeable de son mode de vie. De jouer au sage face à l’agressivité automobile, ou de se rêver en pionnier d’une ville plus humaine. De retrouver des sensations d’enfance. De faire corps avec sa machine, dans l’air frais du petit matin. Et de sentir soudain, dans le léger cliquetis d’un dérailleur bien réglé, comme un irrésistible parfum de liberté.