Fuir la grisaille du quotidien pour créer du beau ? Les grands couturiers ont, à la manière de certains peintres, réenchanté le monde pour faire rêver et échapper à sa condition. « Le sublime console des laideurs de la vie vulgaire au-dessus de laquelle il nous faut planer », disait déjà Henri-Frédéric Amiel dans son Journal intime en 1873.