« Chez Fred Vargas, avec le commissaire Adamsberg, comme chez Andrea Camilleri avec Montalbano, c’est leur personnages que j’aime. Avec eux, on ne lit pas des histoires, on suit une écriture et des personnages. Vargas n’est pas flic, elle ne va donc pas s’étendre sur les procédures ni s’embarrasser de justification. Dans L’Homme à l’envers, Adamsberg arrive au 36 Quai des orfèvres, il lit le journal et tombe sur un article qui dit que, dans les Cévennes, un loup a tué des moutons. Il dit alors à son adjoint, Danglard, je pars dans les Cévennes, il va y avoir des meurtres. On n’a pas besoin de plus, et c’est ça qui est génial. Camillieri est, lui, moins intéressé par les scènes de crime que de savoir ce que la femme de ménage de Montalbano - qui cuisine divinement - a laissé dans le frigo. Je vous rappelle que je suis aveyronnais et qu’on ne plaisante pas avec la cuisine ! »