Journal d’un curé de campagne

Georges Bernanos - 1936
La vie de ce jeune curé de campagne n’a rien d’un plaisir, lui qui note dans son journal : « À quoi bon le nier ? J’ai vu trop tôt le vrai visage du vice, et bien que je sente réellement au fond de moi une grande pitié pour ces pauvres âmes, l’image que je me fais malgré moi de leur malheur est presque intolérable. Bref, la luxure me fait peur. » Georges Bernanos est préoccupé dans toute son œuvre, par la lutte spirituelle entre le bien et la mal ; une lutte que le jeune prêtre abandonne juste avant de mourir en disant : « Tout est grâce ».