Dans les années 60, la vie et l’œuvre de Godard se confondent en un mélange détonant. Pourtant, à l’exercice autobiographique, il préfère celui de l’autoportrait. Que ce soit à travers ses acteurs, Jean-Paul Belmondo dans Pierrot le fou ou, mieux encore, Jacques Dutronc dont le personnage s’appelle Paul Godard dans Sauve qui peut (la vie). Ou plus directement encore comme dans Prénom Carmen où le cinéaste joue le rôle de l’oncle Jean. Sans oublier, en 1994, l’essai cinématographique JLG/JLG, sous-titré Autoportrait de décembre.