James Ensor au Musée d'Orsay
Collectif
Beaux-Arts Editions
2009
Né et mort à Ostende, James Ensor (1860-1949), qui n'a presque plus peint passé la trentaine, est le chaînon manquant entre la tradition flamande et l'art moderne. Ses scènes de foules, de carnaval, de défilés populaires (en 1889, dans son « Entrée du Christ à Bruxelles », on voit une banderole « Vive la sociale »...), trouvent leurs sources chez Jérôme Bosch ou Brueghel l'Ancien. Mais dès 1883, il fonde le cercle avant-gardiste « Les Vingt », partisans d'une « libre esthétique » en peinture comme en musique et en littérature (le sculpteur Rodin les rejoindra en 1889) et peu à peu, son sens du grotesque, ses personnages déformés par sa subjectivité, annoncent, comme Edvard Munch et Vincent Van Gogh dont il est contemporain, l'expressionnisme et le surréalisme du XXe siècle.
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