Ce quartier de New York, emblématique de la bohème de l’après-guerre, a vu naître la Beat Generation de Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William Burroughs, puis le mouvement folk, qui en était une sorte de prolongation musicale. Ce qui est aujourd’hui un repaire de bobos richissimes n’était alors qu’un quartier aux loyers abordables où se réfugiaient les artistes sans le sou, truffé d’innombrables cafés fréquentés par une jeunesse encore modérément hirsute où se réunissaient poètes, chanteurs, peintres et comédiens aux ambitions modestes, dans une explosion de créativité bon enfant. Puis Bob Dylan a débarqué…