Graffiti
Brassaï - 1997
Dès les années trente, Brassaï regarde les murs de Paris dont il observe les craquelures. Il note dans des carnets les adresses des graffitis pour suivre leur évolution pendant des années, car, dit-il, « ce sont des œuvres collectives que les gens dessinent clandestinement ». Une partie des photos de ce livre est dans la collection permanente du Centre Pompidou, mais pour que Brassaï n’ait pas bossé pour rien, ouvrons grands nos yeux sur les murs des villes où nous marchons. Dans une visite que j’ai animée sur l’expo Basquiat, une femme devant une peinture sur un morceau de palissade m’a demandé : « Quel est ce support ? » Je lui ai répondu : « Votre question est riche mais la réponse est pauvre, c’est une palissade ! »
