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ESPION, SPY, SPION, ШПИОН…

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À l’heure où Spectre, le dernier James Bond, déferle sur les écrans du monde entier, il est temps de se pencher sur celui que beaucoup voit comme « Un dinosaure misogyne et sexy, une relique de la guerre froide ». Les conflits qui éclatent sans cesse partout sur le globe le poussent-ils à la retraite, à la casse, ou les nouvelles formes que prend le Mal le rendent-elles indispensable ? Le temps est venu de se replonger dans les vertiges de l’espionnage ou, en tout cas, de ses représentations.

Au service de la France

Jean-François Halin
-
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Expo 58

Jonathan Coe
2014 -
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Music to Spy by

David Whitaker
1966 -
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Fleming

Mat Whitecross
2014 -
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Opération Shylock

Philip Roth
1995 -
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La Taupe

John Le Carré
1974 -
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Citizenfour

Laura Poitras
2014 -
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Sur Écoute. Esthétique de l’espionnage

Peter Szendy
2007 -
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Ipcress, Danger Immédiat

Sidney J. Furie
1965 -
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Les Archives James Bond

Paul Duncan
2012 -
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La Lettre du Kremlin

John Huston
1970 -
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Au service de la France

Jean-François Halin - -

Dans la France des années soixante, celle « du Général », un service d’agents secrets accueille un stagiaire qui rêve d’intégrer l’élite du renseignement français. En fait d’élite, notre stagiaire découvre une bande de bras cassés incultes, arrogants et plus intéressés par le versement de ses primes qu’à l’évolution de la situation internationale et la décolonisation. Et pourtant, c’est cette brochette improbable à laquelle on confie les affaires délicates de la France à l’étranger. Créée par Jean-François Halin, le scénariste des OSS 117 (avec Jean Dujardin), Franckreich... est une série parodique qui est aux romans d’espionnage de John Le Carré ce que la musique militaire est à la musique. Une farce.

Expo 58

Jonathan Coe - 2014 -

Écrit dans les années 2010, le dernier roman de Jonathan Coe, Expo 58, permet de se replonger avec un plaisir certain dans les riches heures de la guerre froide. Situé en 1958, dans le contexte de l’exposition universelle de Bruxelles, le livre entrecroise, à la limite de la parodie, les rencontres amoureuses et les motifs de l’espionnage dans un registre qui rappelle plus Tintin que les classiques de John Le Carré. Absolument savoureux.

Music to Spy by

David Whitaker - 1966 -

Forcément éclipsé par l’ombre du grand John Barry, le compositeur et arrangeur David Whitaker a pourtant l’étoffe d’un grand du Swingin’ London. En 1966, il publie un brillant album intitulé Music to Spy by qui a tous les atours d’une BO de film d’espionnage, sauf que le film en question n’existe pas. C’est donc à vous, auditeurs, de créer vos propres images sur cette somptueuse musique de film imaginaire qui fait voyager mentalement et qui parvient justement à égaler les grandes BO de John Barry de l’époque. L’album est rare mais on peut en trouver de larges extraits dans l’excellente compilation, The David Whitaker Songbook, conçue par un vrai admirateur, Bertrand Burgalat.

Fleming

Mat Whitecross - 2014 -

Typiquement british comme il se doit, la mini-série Fleming met en scène, en quatre épisodes, les aventures de Ian Fleming avant la création de l’agent 007. Essentiellement située pendant la Seconde Guerre mondiale, la série, élégante et vive, permet de comprendre que la vie très romanesque du futur écrivain a largement nourri les aventures de James Bond bien avant que le démiurge et sa créature ne deviennent des célébrités mondiales.

Opération Shylock

Philip Roth - 1995 -

Pas particulièrement versé dans l’espionnage, Philip Roth fait pourtant, dans Opération Shylock, une incursion très singulière dans un genre riche en faux-semblants qui lui va finalement comme un gant. Dans le roman, Roth découvre qu’il a un homonyme en Israël qui se fait passer pour lui. Bien décidé à en découdre avec son double, le romancier part mener l’enquête entre Jérusalem et Tel Aviv et, bien sûr, le Mossad finit par s’en mêler. Un des grands livres de Philip Roth, souvent très drôle, qui fait de l’écrivain l’espion de sa propre vie.

La Taupe

John Le Carré - 1974 -

Souvent présenté comme l’anti-James Bond, John Le Carré, lui-même ancien officier des services de renseignement du MI6, a littéralement inventé le roman d’espionnage moderne, infiniment plus réaliste et plus complexe que la version glamour qu’en donne Ian Fleming. Dans La Taupe (1974), Le Carré met en scène George Smiley, personnage qu’il a créé quelques années auparavant, au centre d’un récit qui s’enracine, comme il se doit, au cœur de la guerre froide. Ce qui produit un roman où la ronde des identités et des mensonges donne littéralement le vertige. Et, par conséquent, un des chefs-d’œuvre du genre ! Remarquablement adapté au cinéma par Tomas Alfredson en 2011.

Citizenfour

Laura Poitras - 2014 -

À l’heure de la mondialisation et de la surveillance généralisée, l’espionnage traditionnel a un peu perdu de son lustre. Les nouveaux héros contemporains sont les lanceurs d’alerte qui dévoilent la face cachée des grandes agences de renseignement. Dans Citizenfour, documentaire absolument captivant, la réalisatrice Laura Poitras filme, presqu’en temps réel, Edward Snowden cloîtré dans sa chambre d’hôtel à Hong-Kong, préparant les révélations qui allaient déstabiliser la NSA et son système de surveillance ultra sophistiquée, donnant à son film les allures d’un thriller cauchemardesque où tout est vrai.

Sur Écoute. Esthétique de l’espionnage

Peter Szendy - 2007 -

L’espionnage est une technique mais peut-être aussi un art, en tout cas une forme et un vocabulaire qui permettent de lire et d’écouter le monde autrement. Dans Sur écoute, Le philosophe Peter Szendy explore justement la manière dont la pensée et l’esthétique contemporaines sont tributaires des notions de surveillance, de taupe ou d’écoute… Et comme l’homme est fin et cultivé et qu’il aime séduire son lecteur, il s’appuie sur des analyses très personnelles de films d’Hitchcock, Lang ou Coppola, ou même sur un opéra de Mozart. Ce qui ne gâte rien.

Ipcress, Danger Immédiat

Sidney J. Furie - 1965 -

Véritable bijou pop, réalisé au mitan des années 60, en plein Swingin’ London, Ipcress Danger Immédiat repeint en couleurs l’univers sombre de Len Deighton, un des grands du roman d’espionnage. À côté de son intrigue légèrement abracadabrante et de son design impeccable, le film bénéficie de deux atouts maîtres : la présence du grand Michael Caine, au top de son magnétisme, et celle, à la bande son, de John Barry, l’homme des James Bond, qui signe ici une de ses plus grandes partitions.

Les Archives James Bond

Paul Duncan - 2012 -

Publiées en 2012 au moment de la sortie de Skyfall, pour le cinquantenaire de la franchise cinématographique, Les Archives James Bond constituent un ensemble impressionnant. Les dizaines d’illustrations et les nombreux témoignages recueillis permettent de reconstituer la trajectoire de cette série de films, certes inégale, mais incontestablement mythique. Pour tout bondophile qui se respecte, l’achat de ce somptueux album est impératif.

La Lettre du Kremlin

John Huston - 1970 -

La guerre froide a eu des effets incontestablement bénéfiques sur le cinéma d’espionnage. La preuve : La Lettre du Kremlin, fantaisie paranoïaque, baroque et finalement tragique où John Huston s’en donne à cœur joie. L’intrigue est furieusement complexe mais l’humour noir du film et les présences conjuguées de Bibi Anderson, Max von Sydow, deux acteurs bergmaniens, George Sanders et surtout d’Orson Welles font de La Lettre du Kremlin un objet assez dingue.

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