La guerre froide est le milieu naturel de l’espionnage. L’affrontement souterrain entre les Russes et les Américains a nourri de l’intérieur un genre qui s’est déployé, entre l’Est et l’Ouest, dans la littérature et dans le cinéma, comme en témoignent les romans tourmentés et tordus de John Le Carré ou, parmi d’autres films, le chef-d’œuvre baroque de John Huston, La Lettre du Kremlin…