Depuis que le poète -Rimbaud en l’occurrence- a lancé son fameux « Je est un autre », l’artiste moderne n’a eu de cesse de rechercher de nouveaux moyens de pousser plus loin l’exploration de son imaginaire. Du peyotl à l’opium, en passant par le haschish, on connaissait l’usage souvent sacré et ritualisé des drogues, des Amérindiens aux Chinois, sans oublier les Rastas jamaïcains… Les anthropologues furent des pionniers, qui ramenèrent de leurs pérégrinations, expériences de trips et produits interdits, jusqu’à ce que des scientifiques occidentaux un peu allumés, comme Timothy Leary, fabriquent des drogues de synthèse, les testent -souvent sur eux-mêmes- et décident que le vrai progrès social, c’est le droit pour tous de planer.