Au milieu des années 1960, Jefferson Airplane et Grateful Dead font office de bande-son d’une nouvelle contre-culture, soutenue par la « Free Press »- et par des peintres, graphistes et artistes comme Rick Griffin. C’est le rêve de « la grande nation arc-en-ciel », avec ses communautés hippies, l’amour libre et le Flower Power brandis contre la guerre du Vietnam. Parmi tous ses chantres et acteurs, un certain John Sinclair, qui conçoit le LSD comme un « amplificateur cosmique » et qui, en manageant le MC5 et en créant les White Panthers, radicalisera le mouvement avec un programme assez simple : « Dope et baise dans la rue ».