« Modiano est un de mes écrivains préférés. J’ai lu tous ses livres mais je les confonds tous. J’adore ce côté flou de la mémoire. J’ai choisi Dans le café de la jeunesse perdue, parce qu’il parle de l’époque dont parle aussi Marc O’, celle de Saint Germain, de l’existentialisme… qu’on retrouve aussi dans le roman de Philippe Jaenada La désinvolture est une bien belle chose. Mais là où Jaenada est très précis, Modiano est flou, et sur les deux romans, comme sur le café Chez Moineau, planent l’ombre de Guy Debord. Je trouve passionnant cette jeunesse de l'après-guerre qui refusait le travail, qui traînait, et qui a énormément influencé mai 68. J’adore la façon qu’a Modiano de traiter cette époque. »