Nourri de mythologie rock, Daniel Darc idolâtrait Eddie Cochrane, Elvis, Johnny Cash, Bob Dylan, Keith Richards, les Stooges etc. et égrenait une litanie d’objets d’adoration à longueur d’entretiens. Il aura fini par ressembler à ses héros et à faire la musique qu’il aimait après avoir clamé son dégoût pour la pop synthétique qui le fit connaître. Revenu d’entre les morts par la grâce d’une conversion au protestantisme, il enregistre l’album Crève Cœur en 2004. Daniel Darc, né Rozoum, restera toujours profondément attaché à ses racines juives : « pour moi, ce n’est pas du tout renier la religion juive, disait-il, c’est aller plus loin. »