Cy Twombly
Jonas Storsve
Centre Pompidou
2016
J’ai d’abord connu Cy Twombly par ses « griffonnages ». En règle générale, un peintre part d’un tracé, puis il ajoute des couches de peinture. Twombly, lui, au contraire, laisse parler ses intentions pulsionnelles avec de la mine de plomb, puis il va détruire, faire disparaître, effacer les couches. Il ne superpose pas, il propose un autre code, un autre langage. Un système complètement destructif. Le pulsionnel prend le dessus. C’est particulièrement évident dans ses toiles
Achille pleurant la mort de Patrocle et
La Vengeance d’Achille, dans lesquelles Cy Twombly rejoue la scène par ses pulsions, par la brutalité de son geste. Devant ces toiles, on croirait entendre le choc des armures.
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