Vingt ans après sa mort, le 8 janvier 1996, l’évocation des légendes mitterrandiennes bat son plein. Dont celle-ci, qu’il forgea lui-même de son vivant : celle du fin lettré, du politique qui préférait la littérature ou l’histoire à l’économie et menait une vie secrète avec Anne Pingeot, conservatrice au musée d’Orsay et spécialiste de la sculpture du XIXe siècle. Pourtant, dans les rapports de Mitterrand avec la culture, la politique n’est jamais loin : les nominations à la tête des institutions culturelles, comme les grands projets, sont des instruments du pouvoir. Et les écrivains servent avant tout à lui écrire des discours…