Au bar de l’Amicale des Sauvages, on croise Tarzan, Robinson Crusoé et Vendredi ; au fond de la salle, Claude Levi-Strauss les observe de son regard perçant comme il a regardé vivre les peuplades sauvages dont il a tiré son livre La Pensée sauvage. Quand Viallat observe la réalisation sauvage, il voit le système qui la structure. Tarzan le fascine ; Robinson a inspiré le mouvement Supports/Surfaces. Construire une œuvre sauvage, Rauschenberg, artiste essentiel pour Viallat, l’a fait avec ses Combines. Un taureau n’est pas une œuvre, mais la puissance à l’état sauvage auquel s’est confronté Viallat dans sa jeunesse à Nîmes.