Cinéma mémoire
Marc Perrone dont j’adore l’ensemble du travail, que j’ai vu plusieurs fois en concert, a repris des airs qui accompagnaient les films du cinéma français de l’entre-deux-guerres :
A Paris dans chaque faubourg, Moulin Rouge, Trois petites notes de musique, Mon amant de Saint-Jean… C’est magnifique de nostalgie, de délicatesse, interprété de façon très sobre, avec une grande intensité émotionnelle. Je suis aussi fasciné par l’accordéon parce que je suis issu d’une famille très populaire et quand je suis arrivé à Paris, je me suis tout de suite inscrit dans une école pour prendre des cours. J’en joue extrêmement mal, mais ça me met en joie. La puissance poétique de l’accordéon m’émeut beaucoup, surtout l’accordéon diatonique, au son plus dépouillé, proche de la viole de gambe et de la voix humaine. Je suis aussi touché par la personne de Marc Perrone qui souffre de sclérose en plaques depuis l’âge de vingt-cinq ans. Je suis médecin, je sais ce que ça représente, j’ai donc beaucoup d’estime et d’admiration pour ce grand bonhomme qui continue à faire des miracles avec son petit accordéon.
Cette oeuvre est présente dans :