Cinéaste et poète du réel

Artavazd Pelechian - 1970-1993

Les Fantômes est animé par un rapport très sensoriel aux choses. Ce qui m’a ouvert vers ce type de cinéma, qui fait que j’essaye aujourd’hui encore de regarder autant que possible du cinéma expérimental, du cinéma audacieux, qui ose bouger les formes, s’est fait avec la découverte de Artavazd Pelechian, un cinéaste Arménien culte pour ceux qui connaissent son travail. J’ai en tête ce film qui s’appelle Les Saisons (1972), en noir et blanc, qui travaille la répétition, qui est purement musical. À un moment, ces images ont une portée hypnotique et poétique à la fois. On sent bien qu’on est au plus profond de l’Arménie, et en même temps ça résonne dans une sorte d’inconscient global, et ça devient de la poésie par l’image. Ceux qui le connaissent lui vouent un vrai culte. Je recommande la lecture d’un entretien entre lui et Godard en 1992.