J’ai toujours beaucoup aimé la S.F. même si j’en lis moins aujourd’hui. C’est une littérature trop souvent marginalisée alors que le cinéma et les séries s’en emparent en permanence, et souvent avec succès. Parmi tous les auteurs du genre, Ray Bradbury est sûrement mon préféré. C’est, pour moi, le poète de la S.F. Dans ses livres, et particulièrement dans ses nouvelles, la technique ou la « pertinence » du futur inventé n’ont pas beaucoup d’importance. Ce qui compte, ce sont les situations personnelles, les sentiments, les questionnements, l’humanité en somme, qui rendent ces récits presque intemporels. Les Chroniques Martiennes sont remplies d’une mélancolie très particulière que je n’ai pas trouvé ailleurs, et on sort de cette lecture avec l’impression d’avoir été touché en plein cœur.