Cent Jours, la tentation de l’impossible, mars-juillet 1815
Le 1er mars 1815, Napoléon Bonaparte, prisonnier à l'île d'Elbe depuis son abdication de l'année précédente, débarque dans le sud de la France. Le 18 juin, battu à Waterloo, il abdique de nouveau et est exilé, cette fois, à Sainte-Hélène. Entre ces deux dates, cent journées folles, le régime des Bourbons s'effondre et Louis XVIII quitte Paris pour l'exil en Belgique dans la nuit du 19 au 20 mars, une incroyable tentative de tout recommencer dans un pays encore acquis à l'Empire, mais dans une Europe coalisée contre lui. Deux siècles plus tard, ce « quart d'heure », comme l'appellera Victor Hugo, reste une référence de la volonté politique et de l'ardeur réformatrice : ne donne-t-on pas, encore aujourd'hui, « 100 jours » à un gouvernement pour appliquer son programme, ou à un manager pour s'imposer dans son poste ?
