C’est mon réalisateur préféré. Il rassemble tout ce que j’aime dans le cinéma : les histoires qu’il raconte, les acteurs qu’il dirige, l’image, le rapport de ce qui est fantastique et ce qui est réel, la musique, etc. La première partie de sa carrière de réalisateur est du côté du réel dans une veine néo-réaliste Il Vitelloni, (1953), La Strada (1954), et dans la deuxième partie, il bascule côté dessin et fantastique. Il y a une phrase magnifique dans Et vogue le navire (1983). Un couple regarde un bateau à l’horizon. Nous, spectateurs, on sait que toute l’image est fausse, repeinte, chromo…, et un personnage dit : « C’est tellement beau qu’on dirait que c’est faux ». C’est le réalisateur ultime qui maîtrise tout. C’est le cinéma que j’aimerais savoir faire.