» J’ai filmé des bonbons, des cabines de tracteurs, des notaires, du jambon, des briques, du charbon… C’est là où j’ai appris à faire du cinéma, sans jamais en faire, par détour ! » Depuis qu’il a commencé sa carrière d’auteur au cinéma, Bruno Dumont s’intéresse au mystère des êtres, aux corps, à ce qui rend tragique l’homme, sans explication ni justification. Par détour. Parlant des acteurs, Bruno Dumont dit aussi : « Je prends une personne et à partir de là, c’est du modelage, c’est comme de la sculpture ». Et en 2013, presque comme une évidence, Bruno Dumont tourne la vie de Camille Claudel internée dans un asile psychiatrique, une seule actrice professionnelle au milieu de vrais aliénés. Comme une évidence, une expérience quasi mystique.