C’est presque le contre-champ de Molière. Bérénice, c’est une tragédie dans laquelle le sang ne coule pas. L’enjeu, c’est l’amour et le pouvoir. En 2015, Nathalie Azoulai a publié un très beau roman Titus n’aimait pas Bérénice (prix Médicis), très émouvant, qui rend hommage à la modernité du texte de Racine. La complexité des personnages, les rapports homme-femme, ce personnage de Bérénice qui n’est pas une femme brimée ou petite chose fragile, la construction de la pièce, je trouve qu’on a pas fait mieux.