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Bacon, en toutes lettres

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«On peut être provoqué à la création par tout et n’importe quoi, une publicité ou une tragédie du théâtre grec. Ce que les grands écrivains ont produit est une sorte de stimulant en soi. Leur lecture peut me donner envie de réaliser quelque chose à mon tour ; c’est une sorte d’excitation, peut-être même comme une excitation sexuelle, comme quelque chose de très fort en tout cas […] mais pour moi cela ne prend pas la forme d’une tentative d’illustrer des textes […] La peinture n’a rien à voir avec l’illustration, c’est en quelque sorte tout le contraire, un peu comme la décoration est aussi tout le contraire de la peinture.» Francis Bacon

L’exposition Bacon, en toutes lettres est à voir jusqu’au 20 janvier 2020 au Centre Pompidou.

L’Orestie (Agamemnon, les Choéphores, les Euménides)

Eschyle
458 av. J.-C. - Flammarion
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Au Cœur des ténèbres

Joseph Conrad
1899 - L’Imaginaire / Gallimard
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L’Âge d’homme / De la littérature considérée comme une tauromachie

Michel Leiris
1939 - Gallimard Folio
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Dictionnaire critique

Georges Bataille, collectif
1929 - Prairial
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Logique de la Sensation

Gilles Deleuze
1981 - Seuil
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Love is the Devil

John Maybury
1998 -
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Entretiens avec Francis Bacon

David Sylvester, préface Michel Leiris
2013 - Flammarion
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John Deankin

Robin Muir
1997 - Schimer Mosel
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Dernier tango à Paris

Bernardo Bertolucci
1972 -
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Des Heures hindoues

Étienne Daho, Sébastien Chantrel
1988 - Virgin
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Vie de Joseph Roulin

Pierre Michon
1988 - Verdier
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L’Orestie (Agamemnon, les Choéphores, les Euménides)

Eschyle - 458 av. J.-C. - Flammarion

« En 1981, Bacon explique que cette trilogie est directement à l’origine d’un de ses triptyques. Ses liens avec Eschyle sont des plus anciens. Il découvre L’Orestie à la fin des années 1930, en assistant, à plusieurs reprises, aux présentations de la pièce de T.S. Eliot qui transpose le récit des tragédies grecques dans l’Angleterre contemporaine (The Family Reunion). Après 1971 et le décès de George Dyer, les figures des Euménides, ces créatures qui incarnent la culpabilité née des crimes parricides, déjà présentes dans son premier triptyque en 1944, envahissent littéralement ses tableaux. » Didier Ottinger

Au Cœur des ténèbres

Joseph Conrad - 1899 - L’Imaginaire / Gallimard

Dans cette nouvelle (adaptée au cinéma en 1978 par Francis Ford Coppola dans Apocalypse Now), Conrad relate le voyage homérique, sur le fleuve Congo, d'un jeune officier de la marine marchande découvrant les ravages et la barbarie colonialistes, thème cher à Bacon et qui renvoie à sa famille exilée en Rhodésie et en Afrique du Sud. C’est André Wilms qui lit un extrait de la nouvelle de Conrad dans une des six salles où sont diffusés des extraits des textes retenus pour l’exposition.

L’Âge d’homme / De la littérature considérée comme une tauromachie

Michel Leiris - 1939 - Gallimard Folio

En 1966, Francis Bacon rencontre Michel Leiris, écrivain, ethnologue et critique d'art français proche des surréalistes. Dix ans plus tard, il exécute son portrait après qu’ils sont devenus de très bons amis. Leiris fait connaître l’œuvre de Bacon en France (il a traduit les entretiens de David Sylvester ) et lui consacre plusieurs ouvrages considérés aujourd’hui comme des références en la matière.

Dictionnaire critique

Georges Bataille, collectif - 1929 - Prairial

A comme abattoir, B comme bouche, C comme crachat... Le « dictionnaire » qui voit ici sa première publication est un déchaînement d'agressivité. Constitué d'une quarantaine d'articles écrits par Georges Bataille, Michel Leiris, Robert Desnos ou encore Marcel Griaule, il est tiré de la revue Documents (1929-1930), dont il constituait une rubrique. Le texte Abattoir est signé Georges Bataille. « (…) la malédiction (qui ne terrifie que ceux qui la profèrent) les (les braves gens) amène à végéter aussi loin que possible des abattoirs, à s’exiler par correction dans un monde amorphe, où il n’y a plus rien d’horrible et où, subissant l’obsession indélébile de l’ignominie, ils sont réduits à manger du fromage. »

Logique de la Sensation

Gilles Deleuze - 1981 - Seuil

Gilles Deleuze disait, dans son célèbre Abécédaire, qu’il n’avait pas de culture de réserve. C’est pourquoi il fréquentait régulièrement cinémas et galeries. En 1981, pour compléter le cours qu’il a donné à la fac de Vincennes (Paris VIII) "La peinture et la question des concepts", il publie Logique de la sensation, consacré à l’œuvre de Francis Bacon.

Love is the Devil

John Maybury - 1998 -

Un jour de 1964, un voleur pénètre dans l'atelier de Francis Bacon. C’est ainsi que l’on raconte que Bacon fit la rencontre de George Dyer. Entre lui et le peintre : un amour, une souffrance, un morceau de vie qui se fixera sur les toiles. Dyer se suicidera à Paris la veille de la rétrospective du Grand Palais consacrée au peintre. Une exploration du Soho des années 60 et de la vie de Francis Bacon...

Entretiens avec Francis Bacon

David Sylvester, préface Michel Leiris - 2013 - Flammarion

David Sylvester est un critique d’art, proche de Giacometti, de Lucian Freud et de Francis Bacon, avec lequel, il réalisera neuf grands entretiens entre 1962 et 1986. Ce recueil réunit l'intégralité de ces entretiens, Francis Bacon y aborde le souci de rendre la forme humaine en peinture, le rejet de l'abstraction, la volonté d'échapper à l'illustration, ainsi que sa passion pour la poésie et pour l'œuvre de Velasquez, Degas, Picasso...

John Deankin

Robin Muir - 1997 - Schimer Mosel

Bien qu'il souhaite devenir peintre, John Deankin commence par apprendre la photographie à Paris à la fin des années 30. Puis, de 1940 à 1945, Deakin sert dans l'armée britannique en tant que photographe. Après la guerre, il est employé par le Vogue britannique, il en est licencié pour avoir perdu une partie du matériel fourni… Alcoolique et photographe de personnalités de la scène artistique de Soho, il rencontre Bacon dans les années 50. Le peintre admire son travail et lui commande des portraits dont il se sert pour ses compositions. John Deakin meurt dans l'oubli et la pauvreté en 1972 mais sa réputation grandit à travers monographies et expositions au début des années 80, notamment grâce aux tirages et négatifs que l’on retrouvera dans l’atelier de Bacon, qui dira de lui : « c’est le meilleur photographe de portrait depuis Nadar et Julia Margaret Cameron ».

Dernier tango à Paris

Bernardo Bertolucci - 1972 -

Si Bacon puise dans les textes des écrivains, Bernardo Bertolucci et son chef opérateur ont puisé chez Bacon pour Le Dernier Tango à Paris. Des toiles du peintre, ils ont pris la couleur orange pour décorer l’appartement où se retrouvent Maria Schneider et Marlon Brando, et deux toiles de Bacon (des études pour des portraits de Lucian Freud et Isabel Rawsthorne) accompagnent le générique d’ouverture du film. Le Dernier Tango à Paris déclencha l'un des plus grands scandales de l’histoire du cinéma, comme Trois études de figures au pied d’une crucifixion, exposé pour la première fois en 1945, au sortir de la guerre.

Des Heures hindoues

Étienne Daho, Sébastien Chantrel - 1988 - Virgin

Étienne Daho est un concentré de culture pop, aussi discret sur sa vie privée qu’il est prolixe quand il cite les références artistiques qui le nourrissent, quelle que soit la discipline. Pour accompagner la sortie du titre « Des Heures hindoues », le deuxième single de l’album Pour nos vies martiennes (dont la pochette est signée par Guy Peellaert, immense illustrateur pop s’il en fut), Étienne Daho confie la réalisation du clip à Sébastien Chantrel qui s’inspire directement de Bacon, et le filme plongé dans l’univers des toiles du maître.

Vie de Joseph Roulin

Pierre Michon - 1988 - Verdier

Pierre Michon est un écrivain français contemporain né en 1945, la peinture tient une place majeure dans son œuvre, il lui a consacré plusieurs textes. Son dernier roman, Les Onze (2009 Grand prix du roman de l'Académie française), est l’histoire d’un tableau peint par François-Élie Corentin sous la Révolution et exposé au Louvre… Michon partage avec Bacon une admiration pour Vélasquez et Van Gogh. Vie de Joseph Roulin (Verdier 1988) est un court roman consacré au facteur Roulin, modèle que Van Gogh peindra à six reprises et dont il fera de nombreux dessins.

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