Aurélien
Ce qui m’épate chez Aragon est qu’il est passé par toutes les recherches artistiques et esthétiques du 20e siècle, pour aboutir à un classicisme absolu et à la grande tradition de la poésie française. Je suis subjugué par l’évidence et la beauté foudroyante de ses poèmes d’amour. S’il fallait en citer quelques-uns, ce serait « Les mains d’Elsa », « Nous dormirons ensemble » et « L’étrangère » pour sa sensualité. Cette poésie nous est d’autant plus familière qu’elle a été mise en musique par Ferré, Ferrat, Ogeret. Pour terminer, je citerai également « La rose et le réséda », sans doute ce qui a été écrit de plus pertinent et bouleversant sur le combat et le sens du sacrifice des Résistants.
Cette oeuvre est présente dans :