Comme pour Bob Dylan, l’importance de Leonard Cohen se mesure à l’aune de l’armée d’artistes qui se réclament de lui, du côté de la très vivace nouvelle scène folk mais aussi dans des univers musicaux a priori totalement différents, où c’est l’écriture et la liberté artistique du Canadien qui servent d’exemple. Venu d’Australie avec son punk rock gothique, Nick Cave entame ainsi sa carrière solo, en 1984, par une reprise de Cohen placée en ouverture de son premier disque.