Tout bien réfléchi, Leonard Cohen est d’abord une voix, seule constante d’une longue carrière multiforme. L’homme aura tout essayé – écriture ou chant, textes engagés ou confessions intimes, guitare acoustique ou synthétiseurs, veste de treillis ou costume de bonne facture, judaïsme, christianisme et bouddhisme – mais au final son timbre est bien le fil rouge. Et c’est bien cette voix de basse, influence majeure de Nick Cave et de bien d’autres, que l’on retrouve aujourd’hui dans un album pourtant produit au goût du jour par l’habile faiseur Patrick Leonard, réalisateur de tubes pour Elton John ou Madonna.