Ils étaient cent coudées au-dessus de la mêlée. Pourtant la concurrence était rude : les Sex Pistols et leurs refrains nihilistes, les Buzzcocks et leur pop-punk vrombissante, les Jam et leurs hymnes classieux… Sans parler de tous les autres. Mais les Clash ne se contentaient pas d’être les plus flamboyants des punks : ils avaient aussi une conscience politique et celle-ci était contagieuse. Près de trente ans après leur disparition, dans une époque où la colère a largement cédé la place au fatalisme « The Last Gang in Town », dont la disparition de Joe Strummer nous a définitivement mis à l’abri du concert de trop, se rappelle ces jours-ci à notre bon souvenir.