24 janvier 2026
Le décès de son père oblige un homme à reprendre l'entreprise familiale qui permet aux plus déshérités de se loger. Après être entré en conflit avec l'homme le plus riche de la ville, et au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu'il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C'est alors que le Ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l'aider à sortir de cette mauvaise passe. Rares sont les années où cette merveille - classée comme l’un des 100 meilleurs films américains de tous les temps - ne repassent pas sur une chaîne de télé. Avec les plateformes, plus d'excuses.
Deux anges, Damiel et Cassiel, déambulent dans Berlin. Invisibles, ils observent les humains dont ils peuvent capter les plus secrètes pensées. Un jour ils rencontrent un ancien ange devenu humain qui sent leur présente et leur communique sa foi en l'humanité. Damiel tombe alors amoureux d'une trapéziste et devient à son tour mortel… Le plus beau film de Wim Wenders avec, en prime, Nick Cave du temps où il était énervé.
Henry Van Cleve, un vieux Casanova, trépasse et se présente aux portes de l'Enfer, certain de mériter sa destination finale. Mots d'esprit et luxe velouté, un classique indémodable, aux couleurs de la haute société new-yorkaise du XIXe siècle finissant. Avec ce film testament, Lubitsch a gagné son billet pour le paradis accompagné par tous les anges disponibles.
Un mystérieux personnage connu uniquement sous le nom du "Visiteur" (Terence Stamp dans le rôle de cet ange exterminateur) fait son apparition dans la vie d'une famille bourgeoise typique. Très beau, très séduisant et très énigmatique, il va bouleverser l'existence de cette famille. Chacun s'éprend de lui à sa manière et ainsi va prendre conscience de ce qu'il est réellement. L'annonce de son départ va contraindre, chaque membre de la famille à affronter ce qui était jusqu'alors dissimulé par les artifices de la vie bourgeoise.
Après les lièvres et les candidats au suicide, l’auteur finlandais le plus drôle du XXe siècle s’est intéressé aux anges. Chaque année, dans l'église de Kerimäki, a lieu un séminaire de formation des anges gardiens. L'ange Gabriel a la lourde tâche d’apprendre à cinq cents d’entre eux à protéger un mortel et à le guider sur le droit chemin. Parmi les célestes apprentis se trouve Ariel Auvinen, ange aussi zélé que maladroit. On lui confie toutefois un mortel : Aaro Korhonen, homme en tous points respectable et capable de s'occuper seul de ses affaires. Même un ange aussi maladroit qu'Ariel Auvinen ne parviendra sans doute pas à semer la pagaille dans sa vie, et encore moins à l'exposer aux tentations du démon. C'est du moins ce que croit l'ange Gabriel…
Alors que la vague punk gonfle sur les côtes anglaises, en 1976, en France, le rock végète entre une variété parfumée au rock sixties pour show télé (Johnny), et un rock progressif plus ou moins expérimentale (Martin Circus, Magma) avec Ange en tête de pont. Avec son rock théâtral aux textes médiévaux-fantastiques, Ange, créé en 1969 dans l’est de la France, à quand même vendu plus de six millions d’albums au cours de sa carrière. Un Ange aux ailes dorées sur tranche pour les amateurs de Genesis première formule.
Avec leurs cheveux en bataille et leurs dégaines de corbeaux au maquillage qui dégouline, Robert Smith et sa clique sont aux chérubins ce que les vilains petits canards sont aux majestueux cygnes blancs. Et pourtant, plus d’une fois ils vont inventer des mélodies qui semblent venir d’un endroit qui ressemble au paradis. “Just Like Heaven”
Les faiseuses d’anges étaient ces femmes qui, avant la loi Simone Veil du 29 novembre 1974, aidaient à avorter celles qui ne voulaient pas garder l’enfant qu’elles portaient. Dans Une Affaire de femmes, dont l’histoire se déroule sous le régime de Vichy, Chabrol met en relief les contradictions, les aveuglements du personnage d’Isabelle Huppert, la faiseuse d’anges qui finira sur l'échafaud. « Il y a du bovarysme, déjà, dans cette Marie jouée par Huppert comme une femme en fuite : échapper à la pauvreté, à la morosité, à son mari, qu'elle n'aime pas, et finalement à la réalité de sa petite entreprise (...)”. Frédéric Strauss Télérama
Le Père Noël est une ordure (1982), Papy fait de la résistance (1983), Les Visiteurs (1993)… pendant une dizaine d’années Jean-Marie Poiré a rempli les salles de millions de spectateurs. En 1995, il enchaîne avec Les Anges gardiens dans lequel, de Paris à Hong Kong, un prêtre (Christian Clavier) et un patron de cabaret (Gérard Depardieu) se retrouvent entraînés dans une aventure explosive où 40 millions de dollars et la vie d'un petit chinois de cinq ans sont en jeu. À la clé, 5,7 millions d’entrées supplémentaires.
“ Nos temps sont inquiets ou inquiétants, c'est vrai. Comment penser cela ? Comment donner forme - une forme qui ne soit pas stérile, pas seulement désespérée - à cela ? (...) En 1939 et 1940, Walter Benjamin, penseur antifasciste alors aux abois, écrivit, quelques mois avant son suicide, un texte capital Sur le concept d'histoire. Au centre de ce texte se trouve mise en scène la confrontation avec une simple image : la petite aquarelle de Paul Klee intitulée Angelus Novus. C'est l'allégorie d'un nouvel « ange de l'histoire ». Le nouveau livre de Georges Didi-Huberman - qui prolonge un questionnement ouvert dans Survivance des lucioles (2009) - tente d'interroger cet ange au prisme de son caractère enfantin mais aussi dialectique, autant qu'à l'imagination d'une philosophie de l'histoire capable de forger les motifs d'une possible espérance politique.” Présentation de l’éditeur
La figure de l’ange est une de celles qui a le plus stimulé l’imagination des peintres et des sculpteurs au Moyen Âge, à la Renaissance, à l’époque du baroque, à la période classique et même encore un peu après. Fra Angelico, Botticelli, Titien, Caravage, sans oublier les peintres des XIXe et XXe siècles comme Manet ou Gauguin, tous sont rassemblés dans ce livre autour de ces intercesseurs envoyés par les Cieux.
Lucifer, l’ange déchu, a nourri l’imagination de plus d’un romancier, peintre, cinéaste, etc. Depuis la nuit des temps, les auteurs lui ont fait incarner le mal sous toutes ses formes, et à toutes les époques. Tiré du roman de William Hjortsberg Le Sabbat dans Central Park (1980), le film d’Alan Parker avec Mickey Rourke à son meilleur et un Robert De Niro plus satanique que l’original, mêle polar moite, vaudou, imper mouillé et messe satanique. Et tout ça finira… mal.