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La Delta Machine de Depeche Mode

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Que de chemin parcouru par le groupe de Basildon ! Douze albums au compteur avant le petit dernier, Delta Machine. DM, comme Depeche Mode ! Plus de cent millions de copies vendues, une avalanche de hits, des tournées à n’en plus finir, des crises, des départs, des excès, des larmes, des renaissances successives… Le groupe de Martin Gore et Dave Gahan a su traverser les épreuves et faire du temps son allié. A question of time ?

Delta Machine

Depeche Mode
2013 - Columbia
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Straight Outta Compton

Niggaz Wit Attitudes
1998 -
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Electric Mud

Muddy Waters
1968 -
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Kollaps

Einstürzende Neubauten
1981 -
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Trans-Europe Express

Kraftwerk
1977 -
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Bauhaus

Magdalena Droste
2006 - Taschen
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Violator

Depeche Mode
1990 - Mute
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Mute Audio Documents

Compilation
1978 - 1984 - Mute
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The Pleasure Principle

Gary Numan
1979 -
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Crash !

J.G. Ballard
1973 - Folio
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101

D.A. Pennebaker
1988 - EMI
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La Vénus à la fourrure

Leopold von Sader-Masoch
1870 - Rivages
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Deep End

Jerzy Skolimowski , Jane Asher , John Moulder-Brown
1970 - Carlotta
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Orange Mécanique B.O.

Wendy Carlos
1971 - Warner
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Roxy Music

Roxy Music
1972 -
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Delta Machine

Depeche Mode - 2013 - Columbia

Successeur de Sounds of The Universe paru en 2009, Delta Machine est le treizième album studio du groupe. « Avec cet album, nous avons complètement changé notre processus créatif, expliquait récemment Martin Gore. Quand nous nous retrouvions face à un mur et que nous réalisions que l'album commençait à sonner de façon trop normale, nous recommencions tout pour lui donner ce son organique Depeche Mode. La musique offre une ambiance similaire à celle de Violator et Songs of Faith and Devotion, et je pense que les chansons de ce disque sont parmi les toutes meilleures que nous ayons enregistrées. »

Straight Outta Compton

Niggaz Wit Attitudes - 1998 -

Un groupe de garçons coiffeurs, Depeche Mode ? C’est sans compter sur leur formidable capacité à se régénérer en restant en permanence à l’affût des nouveaux sons. Recycleurs habiles, Martin Gore et les siens font leur miel de tout, du blues à la house en passant par les boîtes à rythme hors d’âge de Niggaz Wit Attitudes. Un goût pour le hip hop old school qu’on retrouve dans les strates de leurs albums successifs...

Electric Mud

Muddy Waters - 1968 -

À sa sortie en 1968, Electric Mud fait l’objet d’un accueil glacial aux États-Unis où, pour les puristes, la fusion entre le blues électrique et le rock psychédélique n’est rien moins qu’une affaire d’État. À l’inverse, au Royaume-Uni, on lui déroule le tapis rouge. Rétrospectivement, l'album « psychédélique » de Muddy Waters figure parmi les plus influents de sa génération. Structures lourdes et lancinantes du blues, stridences électriques, wah wah et fuzz en bandoulière... On jurerait que Martin Gore, toujours enclin à « salir » le son de Depeche Mode, y a puisé les inflexions blues de « Personal Jesus » et des derniers albums de sa formation...

Kollaps

Einstürzende Neubauten - 1981 -

En 1983, peu avant d’entrer en studio pour enregistrer Construction Time Again, Martin Gore assiste à un concert de Einstürzende Neubauten qui influencera considérablement les futures productions du groupe. Construction Time Again adoptera le même esprit d’expérimentation à caractère futuriste, les mêmes collisions de bruits urbains grâce à l’utilisation du révolutionnaire Synclavier (qui permettait d’enregistrer les samples), le même producteur (Gareth Jones) et le même studio (Hansa). Cette formule « industrielle » sera reconduite sur les deux albums suivants du groupe.

Trans-Europe Express

Kraftwerk - 1977 -

Que serait la pop moderne sans Kraftwerk ? Créé en 1970, le légendaire groupe de Düsseldorf ne fait pas seulement figure de pionnier de la musique électronique, c’est aussi l’un des groupes les plus samplés de l’Histoire. Après des premiers albums minimalistes, Kraftwerk ouvre son horizon à des mélodies pop robotiques qui lui assurent une nouvelle popularité. Après Autobahn (l’autoroute), c’est à un autre symbole de la révolution industrielle que le groupe s’attaque ici (le train), pour un voyage glacial et fascinant dans la vieille Europe.

Bauhaus

Magdalena Droste - 2006 - Taschen

Crée en 1919 par l’architecte Walter Gropius, le mouvement Bauhaus ambitionne de créer des objets à la fois esthétiques, innovants et adaptés au monde industriel moderne. « La technologie n’a pas besoin de l’art, explique alors Gropius, mais l’art a besoin de la technologie. » Un peu plus de soixante ans plus tard, le Bauhaus est partout, même dans la pop music : tandis qu’un groupe choisit ni plus ni moins le patronyme de… Bauhaus, OMD intitule son album Architecture & Morality (1981) et Depeche Mode édite Construction Time Again (1983).

Violator

Depeche Mode - 1990 - Mute

Dix ans après ses débuts, Depeche Mode fait son entrée dans les années quatre-vingt-dix avec cet album que la majorité des fans considère comme le sommet artistique du groupe. Le groupe y poursuit son exploration de la musique électronique en jetant un pont entre le son typique des années quatre-vingts et un entrelacs de sons synthétiques analogiques et de riffs de guitares, renouvelant généreusement le genre. Un album gorgé de hits, pétri d’inspiration mystique, qui regarde dans le rétroviseur (Kraftwerk, Pink Floyd) pour inventer un son d’une insolente modernité.

Mute Audio Documents

Compilation - 1978 - 1984 - Mute

Créé en 1978 par Daniel Miller, Mute ne tarde pas à se faire une place sur la carte des labels qui comptent. Un premier single, composé par Miller lui-même sous le nom de The Normal (« Warm Leatherette ») fait immédiatement sensation et les démos affluent. Miller signe notamment Fad Gadget, The Birthday Party puis Nick Cave and the Bad Seeds, D.A.F. et... Depeche Mode. Lorsque Vince Clarke quitte le groupe, le label n’aura pas à s’en plaindre puisque celui-ci continue à y éditer ses projets aux retombées millionnaires (Yazoo, The Assembly, Erasure), que l’on retrouve dans ce passionnant coffret rétrospective.

The Pleasure Principle

Gary Numan - 1979 -

Révélé avec son groupe Tubeway Army grâce au hit « Are Friends Electric ? », Gary Numan poursuit sur sa lancée avec ce premier album solo dont le premier single (« Cars ») sera un phare qui éclairera toute la génération synthpop naissante. Depeche Mode lui voue alors une admiration sans bornes et le cite à longueur d’interview. Dix ans plus tard, ce sera au tour de Numan de louer le travail du groupe de Basildon. « Quand j’ai entendu Songs of Faith and Devotion, j’étais artistiquement au creux de la vague, complétement vidé, ils m’ont montré la voie à suivre, redonné le désir de faire de la musique. »

Crash !

J.G. Ballard - 1973 - Folio

Après avoir connu l'expérience d'un accident de voiture, le narrateur développe une véritable obsession pour les crashes automobiles. Enrôlé par un ancien scientifique qui organise des reconstitutions d'accidents célèbres et va jusqu'à en provoquer pour assouvir ses pulsions morbides, il est initié à une nouvelle forme de sexualité qui célèbre les noces de la chair et de la tôle froissée. Un livre qui a inspiré toute une génération de jeunes gens nourris de romans d’anticipation et de synthés rétrofuturistes.

101

D.A. Pennebaker - 1988 - EMI

Le cinéaste D.A. Pennebaker (Monterey Pop, Don't Look Back, etc.) suit plusieurs semaines de la tournée Music for the Masses en 1988. À la fois road movie avec les membres du groupe et captation d’extraits de live, 101 parvient à saisir l’envers du décor et les à-côtés de la tournée en cinéma direct, à travers les yeux de huit fans embarqués dans le bus pour l’occasion… Jusqu’au 101e et mythique dernier concert de la tournée, devant près de 70 000 personnes, au Rose Bowl de Pasadena. Depeche Mode est définitivement devenu un groupe de stade et le résultat est d’une fraîcheur surprenante.

La Vénus à la fourrure

Leopold von Sader-Masoch - 1870 - Rivages

Séverin est amoureux d’une statue de Vénus et va faire la connaissance de Wanda, sa voisine, qui ressemble étrangement à la statue. Dès lors, sa vie bascule et Séverin n’hésite pas à devenir le nouvel esclave de Wanda… En 1984, les membres de Depeche Mode apparaissent habillés en vinyle, casquette en cuir, chaînes, menottes et fouet pour transposer le chef-d’œuvre de Sader-Masoch dans une pop song (« Master and Servant ») qui relie les enjeux de domination et d’asservissement sexuels à la mécanique du pouvoir. Vicieux !

Deep End

Jerzy Skolimowski , Jane Asher , John Moulder-Brown - 1970 - Carlotta

Grand film sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, Deep End est aussi un récit initiatique sur l’éveil de la sexualité. La tragédie d’un adolescent qui peine à maîtriser ses pulsions face à une jeune fille qui l’obsède et se refuse à lui (l’actrice Jane Asher, alors fiancée à McCartney) et se fait harceler par une femme mûre. Un chef-d’œuvre pop, dans des décors typiquement anglais, mais aussi cruel et morbide dans l’univers clos d’une piscine. Le tout assorti d’une B.O. hypnotique du groupe allemand Can. La chanson du film est, elle, signée Cat Stevens .

Orange Mécanique B.O.

Wendy Carlos - 1971 - Warner

Le climat délétère d’Orange Mécanique doit beaucoup à la bande originale de Wendy Carlos. Une B.O. à base de musique classique (Beethoven, Purcell, Rossini) où les trompettes, cors, hautbois, cordes et clavecins sont passés au filtre d’un synthétiseur modulaire Moog et qui marque également l’apparition des toutes premières expérimentations au vocoder. Une symphonie électronique qui fit l’effet d’une bombe dans le cerveau des jeunes laborantins de la synthpop.

Roxy Music

Roxy Music - 1972 -

S’il s’inscrit de plain-pied dans le glam rock et pioche volontiers dans le blues, le premier album de Roxy Music dessine dans le même temps les contours d’un possible futur de la pop music. Une alchimie étrange et, pour tout dire, assez fascinante entre la voix de crooner et le sens du spectacle du dandy Bryan Ferry, les embardées boogie de Phil Manzanera et les expérimentations d’un Brian Eno obsédé par les possibilités de l’électronique et le travail sur l’espace sonore. Précurseurs du krautrock, du punk et de l’électro... Rien que ça !

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