Dada est centenaire. Une fois soufflées les bougies de farces et attrapes, elles se rallument toujours. Dada a fait une énorme farce à l’Histoire de l’Art en y entrant par effraction pour toujours. À partir de février 1916, en pleine guerre, quelques jeunes artistes qui la fuient, Hugo Ball, Richard Huelsenbeck, Picabia, Arp, Tzara, se retrouvent au Cabaret Voltaire à Zurich ; ils vomissent l’art officiel, académique, admiré par la bourgeoisie européenne. Leurs armes sont : des lectures de poésies, des revues d’arts aussi nombreuses qu’éphémères, et des collages. Dada sape les fondations de l’Art, sans même prendre la peine d’écrire un Manifeste digne de ce nom. Voici l’occasion de se mettre à dada sur un parcours, en hommage ou à califourchon, c’est selon.