Les épicentres géographiques des conflits réels se sont déplacés, et les romanciers d’espionnage s’intéressent forcément de plus en plus à la menace islamiste, de Percy Kemp à Terry Hayes, en passant par Michael Robotham. L’engagement américain contre les cartels de la drogue constituent également une nouvelle ligne de front, pas toujours visible ni tangible, et l’espionnage industriel accompagne une nouvelle guerre froide, technologique. En même temps, les états intensifient la lutte contre les « dissidences » nées des nouvelles formes d’expression culturelles, et notamment les cyber-militants, dont Julian Assange ne serait que la face visible. Et diabolisée.