De La Chartreuse de Parme aux SAS de Gérard de Villiers, la littérature a toujours adoré décrire les mouvements de « la main gauche » de l’Etat. Des films de Lautner aux comédies d’OSS 117 avec Jean Dujardin, les services secrets français ont, au moins, nourri une véritable culture de la parodie. Mais entre l’affaire du Rainbow Warrior et les interventions en sous-main dans la « Françafrique », la DGSE – la « Centrale » – a changé de méthodes : désormais, en plus des crypto-mathématiciens et des pilotes, elle recrute des linguistes et des géographes directement dans les universités, ainsi que des serruriers et des couturières via des petites annonces…