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C’est Carnaval !

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Rio, Venise, Dunkerque, Nice… Come with me to the carnival and you will see what you want to see, exactly what you want to be (Venez avec moi au carnaval et vous verrez tout ce que vous voulez, ce que vous voulez être) chante Clapton sur son album No reason to cry. Ces paroles sommaires – la musique est endiablée – montrent que le carnaval est un langage de signes qui dépasse la limite des mots, avec sa fanfare, ses géants, ses carnavaleux, tout cet esprit qui n’existe que par la magie d’un moment où chacun aspire à laisser vivre l’autre caché en lui. Le carnaval, le mieux c’est d’y aller pour voir, par exemple, le lancer de harengs à Dunkerque. Se l’imaginer ne suffit pas…

Les virtuoses

Mark Herman
1996 -
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La visite de la fanfare

Eran Kolirin
2007 -
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Acid Brass

The William Fairey Brass Band
1997 - Mis
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Gargantua

François Rabelais
1534 - Folio Plus
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Quand la mer monte

Yolande Moreau , Gilles Porte
2004 -
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Royal de Luxe et le mythe du géant

Domonique Deluze
2006 - Malavida
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Penser le carnaval

Biringanine Ndagano
2010 - Karthala
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L’œuvre de François Rabelais

Mikhaïl Bakhtine
1965 - Gallimard
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Le carnaval des animaux

Camille Saint-Saëns , Francis Blanche
2006 - Thierry Magnier
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La Folie Carnaval

Sarah Belabes
2004 - Timée Editions
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Pêcheur d’Islande

Pierre Loti
1886 - Livre de Poche
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Orfeu Negro

Marcel Camus
1959 -
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Les carnavaleux

Richez et Bloz
2013 - Bamboo
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Karnaval

Thomas Vincent
1999 -
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Faces – Visages maquillés du Carnaval de Venise

Sergio Zaccaron
2003 - Herscher
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Les virtuoses

Mark Herman - 1996 -

Au nord de l’Angleterre, une mine va fermer. Parmi les mineurs, il y a le brass band qui brassera son désespoir s’il ne joue pas le jeu du championnat national des brass bands. La jolie Gloria allume la mèche de la gloire au bout du tunnel, mais le chef d’orchestre est attaqué par la silicose... La fanfare infuse lentement, dans chacun de ses cuivres, l’énergie vitale pour aller chercher la victoire et ne plus avoir le cafard. Seule la victoire est belle !

La visite de la fanfare

Eran Kolirin - 2007 -

Confondant les panneaux Petah Tikvah et Bet Hatikvah, une fanfare classique de la police d’Alexandrie se retrouve dans un trou perdu, aux environs de Tel Aviv, alors qu’elle cherche un centre culturel. Les uniformes des musiciens sont aussi impeccables que l’endroit est nul, inanimé par des habitants qui vivent à petit feu. Que la fête commence ! Quelle fête ? Celle, surréaliste, du partage des instants de rien avec des gens qui se découvrent plus proches que prévu. Quand la fanfare enlève le fard de l’ennui...

Acid Brass

The William Fairey Brass Band - 1997 - Mis

La house music a été inventée au Warehouse Club de Chicago, à la fin des 70’s par des DJ’s dont Frankie Knucles, le parrain de la House. Acid Brass est un CD du Williams Fairey Brass Band, une fanfare issue de la Fairey Aviation Compagnie qui participa à l’aventure du Concorde. À l’écoute de Can U Dance ?, Jibaro ou What time is love ? on entend que la house et le brass band sont des frères de sang qui se tombent dans les bras : les cuivres donnent tellement de souffle que leur rencontre a la saveur des moments où l’on s’embrasse. Bandant !

Gargantua

François Rabelais - 1534 - Folio Plus

Rabelais, né vers 1490 et mort en 1553, fut moine, puis médecin, mais surtout, le génie qui inventa le roman avec Pantagruel et Gargantua. Des classiques ? Prenons le chapitre VIII de Gargantua où l’on découvre son habillement (dont sa braguette abondamment décrite) et où Rabelais annonce un autre ouvrage De la dignité des braguettes, avant de nous préciser plus loin que « sa bourse fut faite de la couille d’un éléphant ». Au chapitre XIII, il nous apprend à nous torcher le cul « de sauge, de fenouil, de marjolaine... ». C’est énorme !

Quand la mer monte

Yolande Moreau , Gilles Porte - 2004 -

Le porteur de géants, Dries, assiste au spectacle Sale affaire, du crime et du sexe joué par Irène, alias Yolande Moreau. Et ils vont se rapprocher petit à petit pour s’aimer, ces cocos-là. Ce film est une merveille, car Yolande Moreau est une merveille d’actrice, un carnaval à elle seule. Son sourire est une suspension d’une infinie douceur, sa poésie est si pure que je l’imagine, réincarnée en albatros sur le pont du bateau de Baudelaire, subjuguant l’équipage, avec son âme de géant !

Royal de Luxe et le mythe du géant

Domonique Deluze - 2006 - Malavida

Bakhtine le dit : « dans le carnaval, il n’y a pas de distinction entre acteurs et spectateurs ». Royal de Luxe n’est pas un carnaval, mais LA compagnie phare emmenée par Jean-Luc Courcoult, qui invente des spectacles de rue dont ces deux DVD donnent la mesure géante, puisqu’il s’agit du mythe du géant. Il naît au Havre, s’embarque en Afrique, a un enfant, petit géant noir, et revient au Havre le présenter à sa ville. Les machines de Royal de Luxe sont démesurées, à peine croyables ; elles invitent à se laisser bercer par ce souffle poétique très carnavalesque !

Penser le carnaval

Biringanine Ndagano - 2010 - Karthala

Variations, discours et représentations « Une sorte de foyer virtuel auquel il nous est indispensable de nous référer pour expliquer un certain nombre de choses, mais sans qu’il ait jamais d’existence réelle » : cette citation de Levi-Strauss, sur l’identité, sert de clef pour aborder le masque, donc la possibilité de devenir autre, avec le mythe du Touloulou, un personnage fantasque, enjoué, moqueur. Le Carnaval de Cayenne sert de cadre à l’étude. Réflexion poivrée !

L’œuvre de François Rabelais

Mikhaïl Bakhtine - 1965 - Gallimard

La culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance « Pendant le carnaval, c’est la vie même qui joue et pendant un certain temps, le jeu se transforme en vie même », dit Bakhtine, le penseur reconnu du carnaval, qui parle du rire carnavalesque et de son langage dont Gargantua, qu’il a étudié de très près, est truffé. Quand il ajoute : « pendant toute la durée du carnaval, personne ne connaît d’autre vie que celle du carnaval », on voudrait lui dire, qu’entre temps, les mms ont été inventés pour envoyer en temps réel à ceux qui n’y sont pas, l’image du carnaval. À quand le smartphone carnavalesque qui enverra des photos d’où jailliront des confettis ?

Le carnaval des animaux

Camille Saint-Saëns , Francis Blanche - 2006 - Thierry Magnier

François Morel raconte une histoire de Francis Blanche qui présente les animaux se préparant pour le carnaval : « le lion est très britannique » ; « les tortues dansent le cancan » ; « les éléphants sont des enfants qui font tout ce qu’on leur défend » ; « l’âne s’est mis un bonnet d’homme ». Les illustrations d’Emmanuelle Houdart sont débridées entre l’homme et l’animal ; Camille Saint-Saëns compose une fantaisie en 1886, pour le Carnaval de Paris, à l’époque où il était célèbre. Le résultat est une perle !

La Folie Carnaval

Sarah Belabes - 2004 - Timée Editions

Les 50 plus belles histoires Depuis longtemps, l’idée d’inverser la hiérarchie donne son sens au carnaval qui, le temps d’une parenthèse, libère l’énergie primale pour qu’au dehors règne l’indispensable ordre social. L’ancêtre du carnaval serait les Sacées, décrites dans Babyloniaca par le prêtre babylonien Bérose : les serviteurs donnent des ordres à leur maître, un prisonnier devient roi, mange avec ses épouses. Savez-vous ce qu’est un carnaval à la noix ou comment transformer le paiement de l’impôt en une fête avec les meuniers de Limoux ? Non ? Alors lisez ce livre...

Pêcheur d’Islande

Pierre Loti - 1886 - Livre de Poche

Si Pêcheur d’Islande contient des descriptions de carnaval avant le départ à la pêche, et si certains ont besoin du carnaval pour retrouver une énergie vitale, en se maquillant, chantant, dansant, riant et buvant, l’essentiel de son énergie, Yann la trouve en mer, pour le plus grand malheur de Gaud qui l’épouse avant son départ sur La Léopoldine. « Une nuit d’août, là-bas, au large de la sombre Islande, au milieu d’un grand bruit de fureur, avaient été célébrées ses noces avec la mer. » Loti chante le forçat de l’amour de la mer !

Orfeu Negro

Marcel Camus - 1959 -

Eurydice est belle, elle vient de la campagne, Orphée est chauffeur de tramway à Rio, il la rencontre au terminus. Le carnaval se prépare. Il va se marier avec Mira, mais l’officier d’état civil plaisante sur le mythe d’Orphée et Eurydice. Cela suffit à allumer la mèche de ce film tout en rythme dans la nuit, avec la mort grimée, la jalousie qui rôde, l’innocence des enfants qui croient que le soleil se lève en musique, et Orphée qui aime à en mourir. Ce film a 57 ans et pas une ride !

Les carnavaleux

Richez et Bloz - 2013 - Bamboo

Avec des textes de Richez, des dessins de Bloz (tous deux du nord), cette BD fait entrer obligatoirement dans l’esprit du carnaval. Dès la première page, le ton est donné en chansons : « Rosalie t’as pissé dans ton lit », « Chantal t’as mis ton doigt dans mon trou d’balle », mais l’essentiel commence page 4, quand un carnavaleux se déguise en demandant la culotte de sa copine, puis conclut son habillage sous l’œil de sa mère. La caresse de la foule carnavaleuse vient de cette métamorphose méticuleuse d’homme en femme. À Dunkerque, la foule est douce...

Karnaval

Thomas Vincent - 1999 -

Marseillais, Larbi retourne dans sa ville car il n’a plus de travail à Dunkerque, quand, à la gare, il rencontre Béa qui raccompagne son mari bourré à la fin d’une soirée de carnaval. Ils se plaisent, elle vit cette passion le temps du carnaval, tandis que lui se met à rêver au-delà de la limite où son ticket ne sera plus valable... La tension de leur passion (car le mari souhaite le rester) pimente ce film débordant de l’énergie carnavalesque des carnavaleux. Quand on essaye de transgresser ce qui est déjà une transgression, ça disjoncte... Le prochain carnaval remettra le compteur en marche !

Faces – Visages maquillés du Carnaval de Venise

Sergio Zaccaron - 2003 - Herscher

Si Dunkerque est unique en son genre, à Rio on change d’échelle, mais à Venise on enlève l’échelle pour ne plus redescendre, une fois que les visages surgissent de l’ombre, entre la réalité et le fantastique, l’arrogance et la mélancolie. À travers les photos de Sergio Zaccaron, le Carnaval de Venise n’est pas si carnavalesque que ça. Il esquive la légèreté essentielle de la farce, car il ne peut se départir de ce que Venise sue : la gravité du mystère de la fin probable. Pas celle du Carnaval, non, celle de la ville !

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