De Paul Carbone aux histoires de Jean-Claude Izzo, en passant par la French Connection et les mob stories, toute une mythologie du gangstérisme a fleuri sur les trottoirs de la ville. Le genre policier n’a d’ailleurs cessé de s’y épanouir. Même l’ancien flic Olivier Marchal a choisi Marseille, en 2008, pour y tourner MR73, alors que depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, Marseille devenait la cité reine du roman policier. Des auteurs comme Philippe Carrese ou François Thomazeau écrivaient à nouveau « en marseillais », devisant plus ou moins sérieusement sur le « polar aïoli » : il y avait bien eu le « western spaghetti » après tout.