« C’est par La main de singe que j’ai découvert La maison de carton, qui rassemble des petits textes en prose écrits par un jeune homme qui déambule à Barranco ; un quartier balnéaire de Lima. Là-bas on découvre un ciel qui ressemble à un obèse en cure marine. La mer y est une âme que nous avons eue et dont nous ignorons où elle se trouve ; la solitude des villas se penche aux fenêtres pour contempler le plein midi. Les pelouses sont desséchées et mélancoliques comme cet amour sale, sale, sale et qui sentait les salles de cinéma, le chien mouillé, le placard à pâtisserie… Martin Adan, né en 1908, est mort en 1985 dans un asile psychiatrique suivant la longue tradition des promeneurs et cisailleurs de proses : Nerval, Maupassant, Walser ou encore Adelheid Duvanel dont les volumes sortent actuellement chez Corti. »