« J’aime surtout Trainspotting pour son côté formel. Dans ce roman choral, chaque personnage a sa manière de parler. Souvent dans ce genre de roman, on est plus en retrait, l’auteur raconte souvent l’histoire à la troisième personne du singulier. Ici, Welsh s’appuie à fond sur chaque personnage. Ça sent le vécu, les rues crades d’Edimbourg, l’alcool, la came, les années quatre-vingt-dix. Trainspotting fait partie de ces livres qui m’ont fait passer du polar à la littérature blanche. J’ai commencé à lire assez tard, vers treize ans. Avant, ça ne m'intéressait pas, je ne retrouvais pas dans la lecture jeunesse le tragique et la violence que j’avais découvert dans les films ou la BD. Et un jour, on m’a donné Lune sanglante de James Ellroy… »