« Il s’agit d’un texte inachevé qui met en scène un personnage qui apprend la perte d’une femme qu’il idolâtrait, et qui se persuade qu’il va mourir prochainement. La manière dont Nerval entremêle plusieurs niveaux de récits, de choses qu’il perçoit, de va-et-vient entre ses rêves et ce qui se passe autour de lui est exceptionnelle. Et il y a cette phrase qui me hante et que je connais par cœur : “Ici a commencé pour moi ce que j’appellerai l’épanchement du songe dans la vie réelle.” Avec l’épanchement on pense tout de suite à la blessure, à quelque chose qui dégouline dans la vie réelle. C’est une phrase qui résonne différemment à chaque film que je fais. »