« Ce qui est incroyable avec le livre d’Antoine de Baecque - ça me l’a déjà fait avec son livre sur Godard (avec lequel j’ai bossé au plus près de l’œuvre sur Sauve qui peut la vie et Allemagne année 90 neuf zéro) - c’est le fait de découvrir la biographie, la formation, l’initiation, le fonctionnement, les cahiers, tous les trucs que je ne connaissais que de manière très vague, et de les recroiser avec des éléments de discussions personnelles. C’est un privilège absolu qu’on est peu à partager, preuve de la qualité du boulot. Je connais Marin depuis 1967. On n’était pas d’accord du tout - il était Mao et moi Trotskiste, donc des ennemis. C’est quand même lui qui m’a permis de tourner mon premier court métrage Le Père Goupil, et qui, sans scénario ni rien, s’est lancé sur le projetMourir à trente ans. Il a produit également La Java des ombres. Pendant toutes ces années, on ne s’est jamais fâché. Antoine, qui a eu accès à l’ensemble des archives, a sorti ce livre incroyable. »