« Le plus important au cinéma, que le film soit bien ou pas, c’est la façon dont on va en discuter en sortant de la salle. Mais si tu veux que cette discussion soit fertile, il faut que les gens voient le film en même temps. Ça existait avec le film du dimanche soir dont tu parlais le lundi au boulot. Aujourd’hui, tu as d’un côté la possibilité d’accéder à une multitude de films, mais de l’autre une fragmentation qui va à l’encontre de ce qu’est le cinéma comme objet de discussion, de lien social. Avec l’offre incroyable des plateformes, avec quarante-cinq chaînes, on ne voit plus les films ensemble. Queimada était devenu un objet de discussions infinies. Le Silencieux, de Pinoteau, a fait le bonheur des lycéens qu’on était. Même si le film était sans intérêt, ça provoquait des discussions infinies. C’est ça qui est magnifique. »