Avec Tindersticks on est chez les dandys, dans une douceur poétique très britannique. La première fois que je les ai découverts, c’était sur des photos de Richard Dumas, des images très contrastées, en noir et blanc, tous très élégants dans leur costume. C’est ce look qui m’a fait m’intéresser à leur musique… et je suis tombé dans leur marmite. Je les ai vus à Edimbourg en 1997, et de nombreuses fois depuis. Un jour Stuart Staples m’a dit, au cours d’une interview : “ Je vais très bien quand j’écris des chansons tristes”. Cet album me fait aller bien parce qu’il va dans les profondeurs, dans les entrailles des difficultés humaines, pas par complaisance mais au contraire pour aller y chercher des pépites de lumière.