Je ne comprends pas pourquoi Gérard Haller n’est pas plus connu. Ce livre-ci travaille la disparition des espèces et je le trouve saisissant. Une longue litanie, une énumération qui parait sans fin, fait résonner rythmes, sons, traces d’une vie animale qui nous aura quittés sans qu’on la considère. Une pulsation qui est comme une arche de Noé de ceux qui sont en train de s’éteindre, dans une langue absolument merveilleuse et poignante. Et c’est sidérant de beauté.