En plus d’être admiré par Ellroy et d’être considéré comme un des plus grands stylistes de ces cinquante dernières années, David Peace partage avec le maître de Los Angeles la même marotte d’ancrer ses romans dans une géographie bien précise dont il laboure les artères encore et encore. Après avoir consacré une tétralogie à un sérial killer du Yorkshire, David Peace vient de planter le troisième clou de sa trilogie tokyoïte. En 1949, le président des chemins de fer japonais a disparu. Son corps ne tarde pas à être retrouvé, démembré, sur les voies. Shimoyama venait de procéder au licenciement de 30 000 travailleurs du rail, il était donc devenu une cible potentielle.