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Bob Marley

la playlist

Manu Chao (la figure de proue de la Mano Negra) a dit au cours d’une interview qu’un tee-shirt de Bob Marley était plus efficace qu’un gilet pare-balles pour traverser les quartiers chauds de la planète. Alors que sort sur les écrans un biopic hollywoodien sur le grand Bob et qu’arte diffuse un documentaire beaucoup plus intéressant sur le même sujet, Robert Nesta Marley pour l’état civil, Bob Marley pour des centaines de millions de personnes à travers le monde, aurait fêté ses 79 ans le 6 février dernier si, en 1981, un méchant cancer n’en avait pas décidé autrement. Jah Love!

Fire Rush

Jacqueline Crooks
2023 - Denoël
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Wingless Angels

Keith Richards, Justin Hinds
1997 -
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James Bond 007 contre Dr No

Terence Young, Ian Fleming
1962 -
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Bush Doctor

Peter Tosh
1978 - Rolling Stones Records
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Cut

The Slits
1979 -
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Forces of Victory

LKJ
1979 - Island
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461 Ocean Boulevard

Eric Clapton
1974 - RSO
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Bass culture

Lloyd Bradley, Manuel Rabasse
2000 - Allia
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Hurvin Anderson

Michael J. Prokopow
2021 - Lund Humphries Publishers Ltd
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Exodus

Bob Marley
1977 -
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Catch A Fire

Bob Marley
1973 - Island
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Babylon By Bus

Bob Marley
1978 -
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Fire Rush

Jacqueline Crooks - 2023 - Denoël

Northwood, une petite ville de banlieue, au nord-est de Londres, 1978. Yamaye, une jeune anglaise d’origine jamaïcaine élevée par son père au biberon des disques Trojan, bosse la nuit comme ouvrière dans une usine de prothèses, en attendant le week-end, où elle va danser à la Crypte, un club dancehall du coin. Sur un dancefloor enfumé par la ganja, Yamaye oublie le gris de sa vie et rêve, un œil sur les platines, d’un jour faire de la musique. Un soir, elle y rencontre Moose, qui lui laisse entrevoir un avenir différent. Mais peu de temps après, le jeune homme est tué par la police, à la suite d’une interpellation musclée. Des manifestations londoniennes de Rights Up aux rivages de la Jamaïque, Yamaye entame alors une longue et douloureuse quête qui la mènera, après bien des épreuves (et des décisions parfois radicales), à s’émanciper et à réaliser pleinement ses rêves… Fire Rush, premier roman de Jacqueline Crooks, est un hymne féministe énergique et puissant, rebondissant sur les syncopes d’un reggae dub à décorner les bœufs, les gangsters, et tous les méchants.

Wingless Angels

Keith Richards, Justin Hinds - 1997 -

Après Ian Fleming et Chris Blackwell, Keith Richards tombe amoureux de la Jamaïque en 1972, quand les Rolling Stones y enregistrent l’album Goat's Head Soup. Il y acheta une maison à Ocho Rios où il fit la connaissance d’un groupe conduit par Justin Hinds, une légende du ska des années soixante. Des années plus tard, Keith enregistra le groupe dans son propre jardin, y ajouta quelques légères pistes de guitare et sortit le disque sur son propre label. Percussions traditionnelles, harmonies vocales et chant de criquets donnent à cet album un charme qui invite à la contemplation.

James Bond 007 contre Dr No

Terence Young, Ian Fleming - 1962 -

C’est la première apparition au cinéma de James Bond, le personnage imaginé par Ian Fleming, qui s’installa dès 1946 sur l’île où il écrira les quatorze aventures de 007. "I have made up my mind. I am going to live the rest of my life in Jamaica". Dans James Bond 007 contre Dr No, James – Sean Connery – se rend donc en Jamaïque pour découvrir l’assassin d’un agent secret anglais, et Ursula Andress sort de l’eau avec son petit filet plein de coquillages… Petite anecdote, Chris Blackwell, le futur producteur de Bob Marley, fut assistant de production sur le film.

Bush Doctor

Peter Tosh - 1978 - Rolling Stones Records

Après une première partie de carrière au sein des Wailers - aux côtés de Bunny Wailer et Bob Marley -, Winston Hubert McIntosh - aka Peter Tosh - sort Legalize It en 1976, son premier album solo, suivi un an plus tard par Equal Rights, album radicalement politique et dont le tube planétaire “ Get Up, Stand Up ” est la figure de proue. Compositeur et musicien aussi talentueux que son ancien comparse, Peter Tosh enregistra en 1978 son album Bush Doctor sur le label des Glimmer Twins Jagger/Richards, avec la rythmique dorée sur tranche composée de Sly Dunbar et Robbie Shakespeare. A l’époque de sa sortie en vinyle, un sticker parfumé au patchouli était collé sur la pochette… 

Cut

The Slits - 1979 -

Produit par Dennis Bovell (l’homme derrière Linton Kwesi Johnson) The Slits, un trio féminin et féministe emmené par Ari Up qui n’a que quatorze ans à la formation du groupe, enregistre Cut, douze titres qui mélangent le chant atypique et haut perché de Ari Up, les guitares primaires et syncopées de Viv Albertine, et un reggae rêche, teinté de dub, marqué par une basse omniprésente. Un album qui fait plus penser au reggae expérimental de P.I.L. (le groupe formé par John Lydon ex-chanteur des Sex Pistols et grand amateur de reggae) qu’à Bob Marley, mais qui reste un classique régulièrement rangé parmi les albums importants de cette époque.

Forces of Victory

LKJ - 1979 - Island

En 1978, le poète et militant d’origine jamaïcaine Linton Kwesi Johnson sort l’incandescent Forces of Victory dont le succès lui permet de partager ses idées socialistes, proches des Black Panthers, avec un public plus large alors chauffé par la politique menée par Margaret Thatcher. Né en Jamaïque en 1952, Linton Kwesi Johnson arrive avec sa famille à Londres au début des années soixante et, après des études de sociologie et un premier recueil de poésies publié en 1974, devient un militant de la cause noire en Angleterre. Sur scène et sur disques, avec son complice Dennis Bovell derrière la console, LKJ va devenir une des grandes voix du reggae anglais, le reggae des exilés.

461 Ocean Boulevard

Eric Clapton - 1974 - RSO

461 Ocean Boulevard est le deuxième album solo d'Eric Clapton, celui de la consécration et de son premier N°1 dans les charts avec la reprise de I Shot The Sheriff, écrit par un compositeur jamaïcain alors inconnu du grand public, un certain… Bob Marley. 

Bass culture

Lloyd Bradley, Manuel Rabasse - 2000 - Allia

"Bass Culture est un livre d’histoire, l’histoire passionnante de la musique jamaïcaine avec ses arrières-plans sociologiques, politiques, économiques et spirituels, depuis les sound-systems des années cinquante en passant par le ska et le rocksteady, jusqu’à l’explosion de Bob Marley en Jamaïque, puis en Angleterre et dans le monde entier. Lloyd Bradley creuse, par le biais de reportages et de témoignages, la piste d'une musique forgée en exutoire d'une société malmenée par l'esclavage et l'oppression. ” 

Hurvin Anderson

Michael J. Prokopow - 2021 - Lund Humphries Publishers Ltd

La Jamaïque ne produit pas que des musiciens et des sprinteurs. Hurvin Anderson, peintre anglais, né en 1965 à Birmingham de parents jamaïcains, est l’un des artistes importants de sa génération. Sa peinture figurative, parfois à la limite de l’abstraction et dont les thèmes reflètent ses origines, n’est pas sans rappeler celle de Peter Doig (100 Years Ago Centre Pompidou) qui fut son professeur au Royal College of Art in London. Il est représenté par la galerie Michael Werner.

Exodus

Bob Marley - 1977 -

Après la tentative d'assassinat à laquelle il a échappé en décembre 1976, Bob Marley  fuit la Jamaïque pour un exil londonien qui allait durer un an. C’est dans la capitale britannique, alors en pleine ébullition punk, qu’il enregistra Exodus qui sortira sur le label Island records de Chris Blackwell l'artisan de la mondialisation de Marley et du reggae. C’est également à Londres que Bob Marley enregistra "Punky Reggae Party " avec Lee Scratch Perry aux manettes, le titre qui allait sceller l’union indéfectible du punk et du reggae.

Catch A Fire

Bob Marley - 1973 - Island

Bob Marley n’a pas inventé le reggae, mais son charisme, ses talents de compositeur et le savoir-faire de Chris Blackwell, le fondateur d’Island Records, vont en faire l’emblème mondial qu’il est devenu. « Il (Bob Marley) faisait confiance à mon intuition selon laquelle il valait mieux qu'il essaye de devenir une rock-star, plutôt que de devenir une star des radios noires américaines. Sa musique était brute, rugueuse et rythmée, à un moment où toute la musique noire, sauf James Brown, était douce et charmeuse. Bob m'a fait confiance là-dessus, il y croyait autant que moi » Chris Blackwell

Babylon By Bus

Bob Marley - 1978 -

Alors au faîte de la gloire mondiale, Bob Marley, peu après la sortie de l'album Kaya, enregistre en Europe - dont deux dates en France, à Paris -, Babylon By Bus, un album live imparable, celui qu'on pourrait envoyer dans l'espace s'il fallait expliquer le reggae aux aliens. Une machine à tubes. Inusable.

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