Sur un plateau de télévision, à une époque où les invités étaient filmés en noir et blanc derrière la fumée de leur cigarette, Michel Audiard résuma l'impact de Céline sur les écrivains de sa génération en disant que sans lui, Céline, “on n’écrirait pas”. Frédéric Dard déclara au cours d’un entretien à la radio : “Céline c’est le patron. C’est lui qui m’a déclenché”. Dard précise aussi que, plus encore que le Voyage au bout de la nuit, c’est Mort à crédit qui l’a le plus bouleversé “Mort à crédit est pour moi le bouquin le plus important de ce siècle parce qu’il contient toute la détresse de l’homme.” Dans ce deuxième roman paru quatre ans après Voyage au bout de la nuit (prix Renaudot 1932), Louis Ferdinand Céline raconte l’enfance de Bardamu, le personnage que Céline a choisi pour en faire son double en littérature.