Trilogie new-yorkaise
« Ce qu’on fait quand on marche dans une ville, c’est penser », écrit l'auteur américain dans
L'invention de la solitude. Mais c'est surtout dans sa
Trilogie new-yorkaise (réunion sous ce titre de ses trois premiers romans) qu'il a exploré les rapports entre errance urbaine et quête d'identité : le relevé des parcours d'un pseudo-détective dans les rues de New York finit par former des lettres, puis un texte... On comprend mieux le meilleur roman de Paul Auster à la lumière de la « dérive » théorisée par les situationnistes, pour qui l'errance révèle « les effets précis du milieu géographique (...) sur le comportement affectif des individus ». Guy Debord créa même une science, la « psychogéographie », qui vise à étudier ces effets.
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