J’ai toujours le sentiment d’aller vers une pensée juste en lisant Georges Orwell. C’est avec Hommage à la Catalogne, plus que 1984, que je l’ai découvert, découvert dans sa peau d’écrivain qui va voir, qui vit dans sa chair la guerre d’Espagne, puis la seconde guerre mondiale, ne se laisse jamais embrigader, ne se fourvoie pas, et ne renonce jamais à la question de l’égalité des hommes. Tels, tels étaient nos plaisirs, est un recueil d’essais et d’articles, certains vieillissent mieux que d’autres, il y a par exemple un très beau texte sur la responsabilité de l’artiste, mais aussi des prédictions qui ne se sont pas réalisées. Ce que j’aime dans ce livre c’est justement sa marge d’erreur, l’envers des certitudes, on est en présence d’une tête chercheuse, curieuse, et indépendante.